Seulement 25 % des poumons sont récupérés des donneurs, car ce sont des organes extrêmement fragiles et complexes. La pratique standard, qui vise à perfuser les poumons avec une solution de préservation refroidie, offre des résultats raisonnables. Par contre, la période d’ischémie (absence de perfusion et d’oxygène) cause une réaction inflammatoire qui entraîne des répercussions négatives sur la fonction pulmonaire.

Le système de perfusion Ex vivo permet de prélever des poumons considérés comme sous-optimaux ou marginaux. Pendant que les poumons bénéficient d’une circulation extracorporelle (sang et oxygène) pour une période de quatre à six heures avec le nouvel appareil, il est possible d’intervenir directement sur les greffons pour les régénérer (traitement de l’infection ou de l’œdème pulmonaire) et de procéder à la greffe en toute sécurité.

L’appareil permet d’améliorer la qualité des organes à greffer, d’augmenter le nombre d’organes disponibles et, par conséquent, de diminuer les risques de la greffe, le temps d’attente pour les patients et le nombre de décès de patients sur la liste d’attente. Malheureusement, le nombre de patients en attente de poumons continue d’augmenter et le nombre d’organes reste insuffisant.

Augmentation du nombre de greffes jusqu’à 25 %

Grâce à la nouvelle acquisition de la Fondation pour la recherche en chirurgie thoracique de Montréal, le CHUM devrait être en mesure d’augmenter de 20 à 25 % le nombre de greffes, soit environ 10 à 12 greffes de plus par année. L’objectif de ce nouveau programme est d’augmenter le nombre d’organes disponibles pour qu’aucun patient sur la liste d’attente ne décède avant la transplantation.