Annie Dubreuil pour Dr Ferraro et Dre Martin

Greffée le 1 er octobre 2015.

Photo prise une semaine après sa greffe

Je suis atteinte de fibrose kystique, une maladie génétique dégénérative entraînant, entre autres choses, une production excessive de mucus et une détérioration des tissus pulmonaire.

En 2009, j’ai piqué du nez. À 26 ans, mon corps ne suivait plus, mes poumons encore moins. Je me suis souvenue des paroles que Dr Ferraro avait prononcées quelques années plus tôt « Annie, je ne peux pas dire si ce sera dans deux ans, cinq ans ou dix, mais un jour tu seras une bonne candidate pour la greffe. N’oublie pas de venir me voir avant qu’il ne soit trop tard. »

Il était temps pour moi de me rendre à l’évidence et d’envisager la greffe sérieusement. J’allais devoir attendre un peu plus de six ans entre le jour de mon entrée sur la liste d’attente et le moment où un organe compatible serait disponible.

Pendant les premières années, je me suis levée chaque matin en me demandant si aujourd’hui serait le « grand jour ». Après quatre ans, j’ai lâché prise et essayé de vivre le plus normalement possible avec les contraintes de plus en plus importantes que m’imposait la maladie. Je savais que le Dr Ferraro m’appellerait seulement le jour où il aurait quelque chose de bien pour moi.

Et lorsqu’il m’a téléphoné pour m’annoncer qu’il avait trouvé des poumons pour moi, j’étais prête.

Au petit matin, je me suis présentée avec mes parents à l’hôpital Notre-Dame. À mon plus grand bonheur, Dr Ferraro allait être assisté par Dr Martin pour effectuer la greffe. Je ne pouvais rêver d’une meilleure équipe. Pour moi, c’était MON équipe. En quittant mes proches pour la salle d’opération, j’étais à la fois fébrile et optimiste. Des professionnels de grandes expériences et de talents allaient prendre la suite en charge et mettre tous les efforts pour m’emmener vers cette nouvelle vie.

Tel que je l’avais espéré, l’opération s’est très bien déroulée.

Le soir même, j’étais ex-tubée. Quelques jours plus tard, je marchais dans le corridor.

Dès mon réveil, j’ai fait de mes nouveaux poumons les miens. Ensemble, nous allions pouvoir faire un bon bout de chemin.

Toute ma vie, j’éprouverais un sentiment de reconnaissance incommensurable envers le Dr Ferraro, Dr Martin et toute l’équipe de la chaire de chirurgie thoracique. Grâce à eux, je me sens revivre et je vois l’horizon de mon avenir s’élargir.